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7 mars 2012 – Je n’abandonne pas ce blog !

Cela fait tellement de temps que je n’avais pas écris ici.

Le mois de janvier est passé à la vitesse de l’éclair. Après ces 3 semaines passées en France, j’étais heureuse de retrouver mes amis ici. La routine a commencé à vraiment s’installer, à la même période que l’année dernière d’ailleurs, les sorties se sont fait moins nombreuses…Il faut dire que pour tout le monde le début du mois de février était signe d’examens.

Dans mon cas, j’en avais dix à passer. J’en ai finalement passé neuf, abandonné le dernier dont je ne comprenais pas un traitre mot, j’aurai peut-être dû y aller quand même. Deux d’entre eux correspondaient aux examens d’allemand, il fallait que je valide ce niveau pour mon diplome allemand, c’est désormais chose faite. Pour les examens de droit, je n’ai pas encore toutes les notes, on verra donc 🙂

Avant le dernier examen, il y a eu le carnaval. C’est drôle de voir les allemands faire la fête ici. Les clichés ne sont pas toujours vrais, mais les allemands (en général, parce que les étudiants sont comme tous les étudiants du monde) ne sont pas nécessairement de gros fêtards. Par contre, quand ils font la fête, ça ne rigole pas ! Du jeudi au mardi, 90% des gens dans les rues étaient déguisés !

Le lundi, c’était « Rosenmontag », la grande parade. Des centaines de chars qui défilent dans les rues de Mayence ! On aura tenu 40 chars avant d’abandonner, fatigué des jours précédents (et puis, il faut bien dire que c’était toujours la même chose).

Bilan de l’année 2011

Le début d’une nouvelle année, l’heure de faire un bilan sur l’année qui vient de s’écouler. Je repars dans 5 jours en Allemagne, tout comme l’année dernière à la même époque. Pourtant, je ne suis pas vraiment dans le même état d’esprit.

Cette année, j’ai perdu des amis. Je ne sais pas, peut-être que l’on me reproche d’être parti, peut-être que l’on m’a simplement oublié. C’est facile d’oublier quelqu’un qui est loin. Je ne crois pas pourtant mériter autant d’indifférence. Mais je sais que je ne regretterais jamais d’être partie ! J’ai tellement appris. J’ai fait de magnifiques rencontres. J’ai grandi aussi.

Mon quotidien maintenant, c’est d’être entouré d’espagnols, italiens, allemands, américains, polonais, turcs, hongrois, français aussi bien sûr. On apprend énormément d’être entouré de gens aussi divers, des gens qui ont vécu des choses géniales avant de se retrouver en Allemagne, des gens qui ont des cultures différentes. Je me sens bien ainsi, j’aime passer d’une langue à l’autre, les mélanger même dans une même phrase.

Et je n’ai pas envie que ça s’arrête, je ne veux pas vraiment rentrer en France, pas pour l’instant. J’aime la France, mais j’ai envie/besoin de découvrir autre chose pour le moment. C’est important de savoir ça, ça m’aide à me projeter dans la suite de mes études. Et si je ne repars pas l’année prochaine, je repartirais l’année d’après. Je sais que ce(ux) qui compte(nt) sera toujours là à mon retour.

Je ne sais toujours pas exactement ce que je veux faire, ça n’a pas vraiment changé. Mais j’ai progressé, je découvre de nouvelles matières, j’ai un sujet de mémoire, je sais quasiment à quels masters je vais postuler. Je mets les chances de mon côté.

Dans 5 jours, je serai de nouveau en Allemagne. Je ne sais pas où je serai en janvier prochain, mais ce n’est plus totalement de mon ressort.

1er décembre

Aujourd’hui, on est le 1 er décembre, il a fait jusqu’à 11 degrés. L’année dernière, à la même époque, on était sous la neige, il faisait froid. Je me souviens de la soirée de Noël pour les étudiants étrangers, on était rentré sous la neige. C’est ce soir cette année, et je ne vais pas mettre mon gros manteau d’hiver.

Ce début de semestre est passé terriblement vite. Dans deux semaines, je rentre en France. C’est drôle, parce que maintenant Mayence c’est aussi chez moi, beaucoup plus que l’année dernière. J’ai un partiel avant, sur une matière qui ne se déroule que sur la moitié du semestre. Ce n’est pas ma matière préférée mais j’essaye de me dire que ça devrait aller. Et puis, c’est toujours une matière en moins pour fin février !

Je me suis fait une réflexion étonnante aujourd’hui. Je ne suis toujours pas bilingue, il me manque encore énormément de vocabulaire et une certaine partie de la grammaire ne m’est pas encore innée, mais je ne considère plus l’allemand comme une langue « étrangère ». Ce n’est pas comme pour le français, ce n’est pas langue maternelle mais c’est une de mes langues. Je me la suis appropriée désormais. C’est agréable en fait.

Et donc pour ceux qui ça intéresserait, je serais en France du 16 décembre au 7 janvier. Enfin, si je reçois mes billets de train…Je les ai commandés le 13 octobre, mais à plus de 10 jours du départ, la SNCF ne peut rien pour moi. Il faut que je patiente encore une semaine.

Un mois après le début des cours…

et j’ai l’impression d’être débordée !

Mon emploi du temps est enfin à peu près fixe après l’ajout des tutoriums. Ce qui fait que le mercredi, je fais 10h-22h (et encore, je ne suis pas la plus à plaindre ;)). Il a fallu donc attendre la 5ème semaine de cours pour enfin tout avoir ! L’organisation allemande n’a parfois pas à être enviée 😉

Finalement, ça ne fait pas « tant » que ça (ça doit faire quelque chose comme 25h par semaine), mais il ne faut pas oublier que ce ne sont que des cours en allemand ! Les deux cours de langues sont ceux qui me prennent sans doute le plus de temps en dehors des cours, on a toujours beaucoup de boulot, et pas toujours très intéressant…

Les cours de droit sont eux aussi plus ou moins intéressant. L’avantage, c’est que je les ai entièrement choisis. Le problème, c’est que le contenu du cours ne correspond pas toujours à ce que l’intitulé laissait penser. Mais dans l’ensemble, je n’ai pas à me plaindre, ça me plait 🙂

Et puis en plus des cours, il y a eu la recherche de stage. Pour l’instant, j’en ai en mars au ministère de l’économie de Wiesbaden. Mais j’ai aussi envoyé des demandes dans un certain nombre d’entreprises, donc j’attend de voir. Le principal, c’est que j’ai un stage de sûr maintenant !

Enfin, j’ai aussi mon mémoire (celui en allemand, on verra plus tard !). Je dois rendre un sujet plus précis à ma directrice de mémoire fin novembre/début décembre donc maintenant ! Et mon sujet est très vague pour l’instant donc il faut que je m’y mette sérieusement.

Ich bin ein Berliner.

A défaut d’être un beignet (en vrai, un berliner, ça ressemble à ça), j’ai passé le week end à Berlin. C’était très court, beaucoup trop pour pouvoir avoir un avis objectif sur la ville. Mais en tout cas, j’ai très envie d’y retourner !

Day 1 : Jour du départ, le rendez-vous est donné à 7h30 sur le campus de la fac. Le réveil a l’air difficile pour tout le monde, malgré la perspective du voyage pour Berlin. Le bus arrive enfin, et nous voilà parti pour un long périple. Il fait à peine jour au moment du départ, on arrive à Berlin, il fait déjà nuit. Le voyage nous a tous fatigué, on a essayé de dormir, de discuter mais ça reste long de passer plus de 8h assis dans un bus.

On arrive enfin à l’auberge de jeunesse avec pour seule envie, celle de se poser un peu dans nos chambres pour pouvoir ressortir un peu le soir. Mais c’est sans compter sur l’explication de toutes les règles à respecter dans l’hotel…Enfin, on peut ranger nos affaires. Il fait déjà nuit noire à Berlin, mais pour le peu de temps que l’on passe à Berlin, il faut en profiter !

Nous voilà donc parti en expédition pour rejoindre le « centre-ville ». On est courageuse alors on se décide à y aller à pied. Tout près de l’auberge, on trouve des parties du murs qui ont été conservées et peintes par des dizaines d’artistes.

Finalement, le « centre » n’est pas si près. On atteint Alexanderplatz, c’est facile, c’est la place de la Fernsehturm (la tour de télévision) visible d’un peu partout dans Berlin. Il fait nuit, on a faim, on ne voit pas grand chose, donc on s’installe dans une galerie pour manger. Le lendemain matin, le petit déjeuner est fixé entre 7h et 7h30, on rentre à pied vers l’hotel. On se perd un peu, et finalement, on met pas mal de temps à rentrer en passant surtout par une immense avenue d’inspiration très « soviétique », c’est un peu flippant.

Day 2 : C’est la seule journée complète que l’on va pouvoir passer dans Berlin. Au programme, visite du Bundestag (parlement), de la ville et temps libre. Rendez-vous est donné à 8h devant l’hotel. Et c’est l’organisation allemande, l’heure c’est l’heure, à 8h01, ils sont déjà partis. On court donc pour les rattraper et arriver à temps au bus. Tout ça pour apprendre que l’on aurait pu dormir plus et ne pas courir, puisque la visite du Bundestag n’est possible que lorsque l’on s’est inscrit à l’avance. Comme je fais partie des inscrits de dernière minute pour le voyage, ce n’est pas possible… Tant pis, on part visiter les alentours. L’avantage d’y être si tôt, c’est qu’il y a peu de monde et que l’on a pu prendre des photos en toute tranquillité.

Ensuite, on a eu le droit à la visite de la ville par les organisateurs. On a commencé par ce que l’on n’avait pas vu le matin, donc c’était bien, et on a lâché le groupe ensuite. Déjeuner dans un petit endroit sympathique, et nous voilà reparti à marcher dans les quartiers de Berlin.  La nuit tombe très vite, et à 16h30 on a l’impression que c’est déjà l’heure de diner. Du coup, on mange des nems. On rentre à l’hôtel pour faire une sieste avant de sortir. Le réveil est difficile, on a encore besoin de dormir. Mais on se remotive pour sortir. Finalement, on choisi la facilité et la proximité, on va dans une boite à 5min à pied de l’hôtel dans les sous-sols du métro. Le lieu est peut-être un peu étrange mais c’était très sympa.

Day 3 : Le réveil est très difficile. On a pas tout suivi des heures, mais en tout cas le départ pour le musée est à 8h45. Il faut prendre le petit-déjeuner, se préparer, ranger les chambres, rendre les draps…avant de partir. Le départ pour les autres musées se fait plus tard, mais forcément j’ai choisi celui-là.

Il s’agit d’un mémorial recréé dans une ancienne prison de la Stasi. Au début, pas réveillé, on a tous été attentifs au guide, surtout lorsque l’on a compris que ce monsieur avait été lui-même emprisonné là. C’était très impressionant.

Pendant la visite, appel de Géraldine qui s’est fait piqué son portefeuille par un pick-pocket dans le métro berlinois. On est un peu perdu dans Berlin et au milieu de la visite guidée, et on ne peut pas faire grand chose mais dès la fin de la visite, on la rejoint à Alexanderplatz (que l’on verra enfin de jour !). Il reste peu de temps avant le départ du bus, suffisamment pour avoir à trouver à s’occuper mais pas suffisamment pour vraiment avoir le temps de faire quelque chose. Café puis déjeuner et au moment où l’on s’apprête à retourner tranquillement vers l’hotel, appel, le portefeuille a été retrouvé. On se dépêche pour aller le récupérer avant le départ, ce serait dommage de rater le bus et de devoir rentrer par nous-même. On découvre un nouveau quartier de Berlin, même si on a pas vraiment le temps d’en profiter. Finalement, on arrive 5 min avant l’heure fixée. Parfait.

Le voyage du retour est silencieux, le bus est rempli de gens fatigués essayant de dormir. Et à 23h30, en étant parti à 15h, nous voilà enfin arrivé à Mayence.